Dans un discours politique coexistent des choses très différentes : des données et des faits, mais aussi des opinions, des promesses, des questions et de la rhétorique. Seule une partie est vérifiable face à une source. « Le chômage est à dix pour cent » se contrôle ; « ce gouvernement ne se soucie pas des jeunes » non. La première tâche est de distinguer l'une de l'autre, en évitant à la fois de vérifier ce qui n'est pas un fait et de laisser passer une donnée parce qu'elle est noyée dans la rhétorique.
Sur les affirmations factuelles, nous normalisons les éléments qui comptent : nombres, pourcentages, dates, organismes et unités de mesure, afin que « dix mille », « 10 000 » et « dix-mille » deviennent la même valeur comparable. Nous écartons aussi les répétitions, car dans un direct la même donnée revient plusieurs fois et il est inutile de la vérifier à chaque fois.